Biographie
Mon parcours, ma passion, ma vision
« Le cinéma n'a jamais été un métier que j'ai choisi. Il a toujours fait partie de moi. »

Lorsque je regarde le chemin parcouru, je réalise que j'ai eu la chance de vivre toutes les grandes révolutions de l'audiovisuel. J'ai commencé avec une caméra Super 8, j'ai connu le 16 mm, la vidéo professionnelle analogique, le numérique, la haute définition, les effets visuels et aujourd'hui l'intelligence artificielle. Pourtant, malgré toutes ces évolutions technologiques, une chose n'a jamais changé : le plaisir de raconter des histoires.
Mon histoire n'est pas celle d'une reconversion. C'est celle d'une passion qui a grandi pendant plus de quarante ans avant de devenir le cœur de ma vie professionnelle.
Chapitre 1
Je ne me souviens pas du jour où je suis tombé amoureux du cinéma. J'ai simplement l'impression que cette passion a toujours été là. C'est mon père qui m'a offert ma première caméra, un Super 8, à l'âge de dix ans. J'ai commencé par filmer des remakes des films que j'avais vus au cinéma.
À une époque où le numérique n'existait pas encore, chaque bobine de pellicule coûtait cher. Chaque plan devait être réfléchi, chaque mouvement préparé, chaque erreur coûtait de la pellicule. Sans le savoir, cette contrainte m'a appris la discipline.
Très rapidement, j'ai découvert le 16 mm. J'y ai appris l'importance du cadre, de la lumière, de la composition d'une image et de la mise en scène — que le cinéma ne consistait pas seulement à enregistrer des images, mais à construire un langage.


Chapitre 2
Très vite, cette passion est sortie du cadre familial pour devenir une véritable activité. J'ai travaillé pour une société de production sur Marseille, où j'ai fait des films industriels, pédagogiques, des commandites. Chaque projet était différent, chaque tournage apportait son lot de défis et chaque rencontre me faisait progresser.
Puis je suis parti faire l'armée. En sortant, comme je n'avais pas entretenu ce carnet relationnel, j'ai tenté de revenir dans le milieu — en vain. Ce n'est qu'après, en trouvant une opportunité d'entrer dans une société d'énergie, que ma vie a pris un tout autre chemin. Cette diversité, y compris ses détours, a constitué ma véritable école. J'y ai appris qu'un bon réalisateur doit avant tout savoir écouter, observer et comprendre les besoins de ceux pour qui il crée.
Un mariage ne se rejoue pas. Une émotion ne se recommence pas. Le cinéma raconte souvent la vie.
Sur les films de mariage et de baptême, une formidable école de cinéma
Chapitre 3
Parallèlement à ces productions professionnelles, j'ai réalisé un très grand nombre de films de mariage et de baptêmes. Pour ma part, elles ont représenté une formidable école de cinéma.
Il faut être présent au bon endroit, au bon moment, anticiper les regards, saisir un sourire, une larme, un geste discret qui raconte parfois davantage qu'un long dialogue. Ces années m'ont appris à observer les êtres humains et à transformer une succession de moments en une histoire cohérente et émouvante.

Chapitre 4
Comme beaucoup de réalisateurs, j'ai commencé par le format le plus accessible : le court métrage — une formidable école qui oblige à aller à l'essentiel. Sur l'échelle de Hynek (2013, 5 prix internationaux) puis Overcast (2014, 9 prix internationaux, Top 10 du classement Viewster 2014) m'ont permis d'affirmer mon style avant de passer au long métrage.
Voir ensuite ces films voyager à travers le monde, être distribués à l'international, constitue une récompense immense pour un réalisateur indépendant.

Avant-première de Sans Peur, en présence de l'équipe du film
Chapitre 5
Au fil des années, mes films ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux et ont reçu plus de 60 récompenses à travers le monde, dont 49 pour Sans Peur (Roads of Fear) à lui seul, avec des sorties en salles en France et en Pologne, en télévision et en VOD, et un doublage en 5 langues. Mais je considère que ces distinctions récompensent avant tout le travail collectif — un film n'est jamais l'œuvre d'une seule personne.
Ces récompenses m'ont conforté dans une conviction profonde : un cinéma indépendant, lorsqu'il est porté par une vision forte et une équipe engagée, peut trouver sa place sur la scène internationale.

Chapitre 6
Pour développer les projets auxquels je croyais, je devais pouvoir conserver une véritable liberté de création. C'est cette conviction qui m'a conduit à créer INDEPROD Films en 2020, société de production à travers laquelle j'agis comme scénariste, producteur et réalisateur. Puis, avec l'accélération des nouvelles technologies, j'ai fondé en 2026 ESA Visual Studio — l'aboutissement de tout mon parcours, réunissant plus de quarante années d'expérience dans l'image, la réalisation, le montage, les effets visuels et les nouvelles technologies.

Je suis convaincu que l'intelligence artificielle ne remplacera jamais le regard d'un réalisateur.
Un outil ne vaut que par la manière dont on l'utilise
Chapitre 7
Parmi tous les projets que je développe aujourd'hui, White City occupe une place particulière. En développement, coproduit par Crystal Lake Entertainment (Sean S. Cunningham) et INDEPROD Films, ce long métrage représente la synthèse de tout ce que j'ai appris au fil des années : narration, direction d'acteurs, production, effets visuels, musique — et bien sûr, intelligence artificielle.
En parallèle, je prépare Dark Patch Origins, une nouvelle version entièrement repensée de Dark Patch, afin de restituer enfin ma vision originale. Sortie en 2017 dans un montage qui n'était pas le mien, la première version avait été confiée à un distributeur international dans des conditions que, par manque d'expérience, je n'avais pas su mesurer. Neuf années d'exploitation plus tard, je n'en ai perçu aucun revenu. Une expérience qui m'a beaucoup appris, à mes dépens. La sortie de cette nouvelle version est prévue fin 2027 (hors USA).
Mon ambition est de démontrer qu'il est désormais possible de produire un cinéma indépendant ambitieux en combinant créativité, innovation et maîtrise des outils contemporains.

Chapitre 8
Mon engagement ne se limite pas à mes propres productions. En tant que président de l'Association Française du Cinéma Indépendant (AFCI) — l'association qui organise le Festival International du Film Indépendant de Saint-Mitre-les-Remparts (SMR13), fondé en 2016 — j'en assure également la direction artistique et je souhaite offrir aux réalisateurs, producteurs et auteurs un espace de rencontre, d'échange et de diffusion.
Dix éditions ont déjà été réalisées, la onzième est en préparation, avec des parrains tels que John Carpenter, Sean S. Cunningham, Patrice Leconte, Olivier Marchal et Gérard Krawczyk.
J'ai toujours pensé que le cinéma devait rester un lieu de partage — découvrir de nouveaux talents, favoriser les collaborations, créer des passerelles entre les générations.

Chapitre 9
Alors que le cinéma occupait une place de plus en plus importante dans ma vie, j'ai choisi de construire une carrière professionnelle solide. Entré comme ouvrier spécialisé, j'ai évolué au fil des années vers de nouvelles responsabilités, jusqu'à terminer mon parcours en qualité de cadre chargé d'affaires, pilotant des projets fibre optique pour l'ensemble des opérateurs nationaux. De 1993 à 2022 — vingt-neuf ans au total.
Rigueur, organisation, gestion de projets, management, conduite du changement — autant de qualités qui me servent aujourd'hui quotidiennement dans la production cinématographique.
Je n'avais pas l'impression de travailler. J'apprenais simplement ce que j'aimais.
La semaine au bureau, le soir et les week-ends derrière la caméra
Chapitre 10
Chaque nouvelle technologie a représenté une nouvelle possibilité de raconter des histoires autrement. Je ne me suis jamais satisfait de ce que je savais déjà faire.
Chapitre 11
Après vingt-neuf années passées dans l'industrie, en 2022, une évidence s'imposait : le cinéma n'était plus seulement une passion, c'était devenu ma véritable vocation.
Prendre la décision de quitter une situation stable n'a pas été simple. Mais je savais qu'il existe des moments dans une vie où il faut choisir entre le confort et ses rêves. J'ai choisi mes rêves. Je n'ai jamais regretté cette décision.
Chapitre 12
Je possédais déjà plusieurs décennies d'expérience derrière une caméra. Mais je voulais confronter cette expérience aux méthodes d'aujourd'hui et obtenir une reconnaissance officielle de mes compétences.
En guise de conclusion
Lorsque je repense au jeune passionné qui découvrait le Super 8, je mesure le chemin parcouru. Je continue pourtant d'aborder chaque nouveau projet avec la même curiosité qu'à mes débuts, parce que je suis persuadé que l'on n'a jamais fini d'apprendre — et que la plus belle histoire est souvent celle qu'il reste encore à raconter.
L'histoire continue…
